Charonne, un loft parisien façonné pour les amis et la famille.
Derrière une grande porte en bois du 11e arrondissement, une cour pavée préservée révèle un immeuble industriel signé Eugène Bonnet, daté de 1884 : structure Eiffel, coursives, charpente métallique rouge bordeaux, briques ocre. C’est un lieu chargé d'histoire, discret et hors du temps.
Sans rien sacrifier à l'élégance du lieu, cet ancien atelier a déjà été partiellement réaménagé en appartement et devient le pied-à-terre de jeunes retraités, pensé pour retrouver et recevoir amis et famille. Le séquençage fluide des espaces révèle une troisième chambre, une deuxième salle d'eau, une salle à manger généreuse, une cuisine plus fonctionnelle.
L'entrée repositionnée libère le séjour dans toute son ampleur. Les portes coulissantes toute hauteur participent à la fluidité. La palette — béton ciré gris clair, noyer, enduit intérieur chaux — respecte l'âme industrielle du lieu tout en l'habitant avec douceur. Les anciens équipements sanitaires, le parquet et les placards sont réemployés pour préserver toute la mémoire des lieux.
Esquisse pour la rénovation intérieure d’un loft de 131,5m².
Réemploi : équipements sanitaires, parquet, placards.
Matériaux : sol béton ciré, mur enduit chaux, noyer.
Œuvres : “Formes jaunes” d’Audrey Noël et “Sa tenue était de celle que l'on sait, divine” d’Hubert Mardi. Wilo and Grove.